L’Interview de Béa Johnson – part 1

Le 1 avril 2015.

L’Interview de Béa Johnson  – part 1

Le 30 mars dernier, Béa Johnson, la « prêtresse du zéro déchet » a fait escale à Roubaix pour une conférence. Nous en avons profité pour l’interroger sur le mode de vie qui l’a rendue célèbre Outre Atlantique, comme en Europe

Concrètement, comment le style de vie que vous avez adopté a permis d’améliorer votre quotidien ?
Nous avons démarré le zéro déchet pour l’aspect environnemental mais aujourd’hui ce sont ses bienfaits (meilleure santé, gain de temps et  économies d’argent) qui nous motivent. Pour les avantages financiers, j’ai convaincu mon mari, au départ sceptique, en comparant les relevés de banque de notre ancien mode de vie avec ceux du mode de vie zéro déchet : c’est là qu’il s’est aperçu qu’on faisait 40% d’économies. Mais l’avantage que je trouve personnellement le plus intéressant, c’est le gain de temps. Tout ce qu’on regrette de notre ancienne vie, c’est simplement de ne pas avoir commencé plus tôt !

Votre « méthode », est-elle vraiment compatible avec la vie d’une famille où les deux parents travaillent à plein temps ?
Mon mari et moi travaillons a temps plein. Les gens s’attardent sur ce qu’on a fait pour atteindre le Zéro déchet, or c’est plutôt ce qu’on choisit de ne pas faire (ex : ne pas consommer sans réfléchir, ne pas acheter de produits jetables, ne pas laisser le superflu nous encombrer…) qui simplifie la vie, réduit considérablement les déchets et nous distingue de la norme ! Cela ne prend pas plus temps. Le tout est de perdre les mauvaises habitudes et de s’organiser. Une fois en place, ce mode de vie simplifie l’entretien de la maison, la gestion des déchets et le ravitaillement.

Comment avez-vous changé vos habitudes d’achat?
Lorsque je fais mes courses, je parcours le périmètre du magasin où se trouvent les produits vendus a la coupe, les aliments secs en vrac, le lait en bouteille consignée, les étalages de pain et de fruits et légumes. J’élimine complètement les allées où sont vendus les produits transformés, qui sont entre autre mauvais pour la santé (ingrédients imprononçables et matières synthétiques qui se transfèrent aux aliments).

Quels sont les produits que vous avez éliminé de vos courses ?
A titre indicatif, voici quelques-uns des produits qui font partie des dépenses récurrentes d’un foyer banal et que nous n’achetons plus, soit parce ce que nous n’en éprouvons plus le besoin, soit parce que nous les avons remplacé par des alternatives réutilisables: le papier essuie-tout, le papier d’alu, le papier sulfurisé, le film alimentaire, les éponges, les sacs poubelle, les sacs de congélation, les sacs a glaçon, les serviettes en papier, les assiettes, couverts et gobelets jetables, le fil dentaire, les rasoirs jetables, les pansements, les cure-dents, les mouchoirs en papier, la laque ou autre fixateur de chevelure, le vernis à ongles et le dissolvant, les produits d’hygiène féminine jetables (serviettes et tampons), les produits d’entretien divers (spray pour les vitres, la cuisine, la salle de bain, le sol, etc.), les lingettes désinfectantes, le papier cadeau, les magazines, les journaux, le shampoing, le savon pour les mains, le spray de repassage, les agrafes, le scotch, etc… Et ces produits (dont les alternatives vous sont proposées dans mon livre) ne  nous manquent même pas. Ce sont des produits qui ne nécessitent plus d’être achetés, stockés ou transportés de la voiture à la maison, puis de la maison à la poubelle. Ne pas les acheter a simplifié nos courses, notre rangement, notre routine.

Découvrez la suite de l’interview…

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