Slow Cosmétique, entreprise roubaisienne, facilite le zéro déchet dans la salle de bain

Le 15 octobre 2015.

Slow Cosmétique, entreprise roubaisienne, facilite le zéro déchet dans la salle de bain

Pour l’entreprise Slow Cosmétique, tendre vers le zéro déchet passe par la promotion de produits alliant naturel et emballages réfléchis en fonction de leur impact environnemental. Nous avons rencontré Julien Kaibeck, initiateur du mouvement.

La « slow cosmétique » pour limiter l’empreinte environnementale dans la salle de bain

Avant d’être une entreprise, Slow Cosmétique est une association créée en 2012, dont l’une des missions est de « féliciter des marques » depuis 2013. Derrière l’association, on trouve julien kaibeck recette slow 2015Julien Kaibeck, un passionné de produits de beauté, qui en avait assez de lire des choses absurdes sur les produits cosmétiques, et désapprouvait le botox et les messages trompeurs. Aromathérapeute, il promeut au contraire la cosmétique naturelle et les huiles essentielles. Auteur de livres à succès, chroniqueur pour la presse et pour la télévision française et belge, il définit la Slow Cosmétique en 2012 comme une « alternative », suivant le modèle de la slow food, opposée à la malbouffe. L’association met en avant des produits « de grande qualité, souvent bio, pas inutilement transformés ».

En 2015, on compte ainsi « 66 marques félicitées avec la Mention Slow Cosmétique ». Pour le consommateur, pourtant, pas toujours évident de se procurer des produits naturels, sachant que les marques mises en avant n’avaient pas forcément les moyens logistiques d’être distribuées dans les réseaux classiques.

L’association a bénéficié, nous explique Julien Kaibeck, d’un « contact avec Frédéric Guffroy de 123fleurs, engagé dans Bl@nchemaille », un réseau de e-commerçants dans ce qu’on appelle la Roubaix Valley. « Une équipe a été créée autour de Frédéric, avec deux temps pleins dans un local rue Chanzy ». Le site slow-cosmetique.com permet aux « vendeurs de faire de la vente directe » depuis avril 2015. La PME permet donc de « promouvoir et vendre des produits naturels de manière plus efficace ». Le site propose « 58 marques » que « les bénévoles de l’association ont sélectionnées pour leur marketing propre et leurs résolutions écologiques ».

Le zéro déchet dans la salle de bain

La démarche de Slow Cosmétique est complètement liée au zéro déchet, puisqu’elle prend en compte cette question, autant du point de vue des emballages que des accessoires. Julien nous recommande d’éviter de cumuler les flacons et de les réutiliser en les « désinfectant au vinaigre blanc », ainsi que de « passer au savon à froid », un savon surgras très doux pour le corps et les cheveux. Autre idée, utiliser les shampooings ou déodorants solides ou fabriquer soi-même ses produits cosmétiques grâce aux nombreux conseils, ingrédients (voir rubrique Cosméto Maison) et matériel présents sur le site.

D’un point de vue consommateur, il est intéressant de s’intéresser aux marques « très engagées dans le zéro déchet », afin d’éviter notamment les « produits jetables ». L’une des aberrations courantes en terme de cosmétique concerne souvent le démaquillage et le nettoyage de la peau. On utilise beaucoup trop de coton jetable quand on pourrait aisément le remplacer par un produit réutilisable.

L’un des produits préférés des Français est d’ailleurs la lingette démaquillante, une catastrophe à plusieurs niveaux. D’un point de vue environnemental, la lingette jetable n’est évidemment pas la panacée. Pas plus d’ailleurs pour la peau puisque, comme nous l’explique Julien Kaibeck, « la composition comprend des phénoxyéthanol », un conservateur non naturel utilisé pour ses propriétés anti-microbiennes. La concentration autorisée est strictement contrôlée, mais l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament et des produits de santé a émis des réserves : le produit est allergisant, et présenterait un risque pour la fertilité, sans parler des risques cancérigènes et de la toxicité de la substance pour les bébés. Un comble pour une substance utilisée couramment pour les lingettes pour les tout-petits.

L’alternative est simple : les lingettes lavables, aussi pratiques que les lingettes non lavables, sans les inconvénients. Chacune, explique Julien Kaibeck, peut être « réutilisée et donc lavée 360 fois » et « elle remplace ainsi, à elle seule, plusieurs milliers de cotons d’une femme qui se maquille : fini le coton jetable ! »

Roubaisiens et Roubaisiennes, adoptez donc la slow attitude, aussi en cosmétique !

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