Waste Side Story #6 : ma cosméto passe au vert

Le 14 septembre 2016.

Waste Side Story #6 : ma cosméto passe au vert

Depuis quelques mois, c’est un peu la révolution dans ma salle de bain. Le premier geste Zéro déchet a aussi été le plus simple : troquer le bon vieux gel douche industriel contre un savon tout doux pour la peau. J’ai trouvé facilement deux bonnes adresses de proximité : Möbius et la Savonnerie de Romu.

Si les savons peuvent paraître un peu chers (environ 5€ le savon), il faut savoir que, conservés dans de bonnes conditions (c’est-à-dire hors d’eau), ils ont une durée de vie de plusieurs mois (environ 2 ou 3).

Ensuite on est passé au shampooing solide. Démarche déjà un peu plus compliquée, car on n’en trouve pas si facilement… J’ai commencé par me fournir sur internet (notamment par le biais du site slow-cosmetique.com, encore une entreprise roubaisienne), mais j’ai trouvé la démarche un peu bizarre, puisque le shampoing est arrivé emballé dans un carton… Même si c’est un emballage complètement recyclable, ça ne me semblait pas aller tout à fait dans le sens de ma démarche. A mon avis, ça n’a de sens que si on commande plusieurs articles en même temps, ce qui n’est pas mon cas. Donc finalement, aujourd’hui, j’achète  mon shampoing solide également chez Möbius.

Petit geste symbolique : j’ai arrêté d’utiliser des cotons pour me démaquiller et je me suis fabriqué mes propres disques lavables. J’en ai d’ailleurs déjà parlé dans un précédent billet. Comme je l’expliquais, j’ai réalisé les premiers disques avec une vieille couverture en polaire. Ca marche très bien, mais à la longue, ce n’est pas très agréable, parce que, après plusieurs lavages, ils sont devenus un peu rêches. Sur le même principe de recyclage,  j’ai donc fait de nouveaux disques avec une ancienne serviette  en microfibres. Et le verdict est sans appel : c’est bien plus doux et plus pratique !

Après ces premières étapes simples et faciles, j’ai voulu pousser un peu plus loin. Un petit atelier avec Sophie Frys (animatrice qui apprend à fabriquer des cosmétiques et des produits ménagers de façon naturelle), organisé par la Ville de Roubaix,  m’a reboosté. Passer aux cosmétiques naturels et Zéro déchet, c’est pas forcément compliqué, contrairement à ce que je pensais.

Et si par ailleurs vous avez besoin d’un petit coup de pouce supplémentaire pour vous lancer, je vous encourage vivement à aller faire un tour sur le site laveritesurlescosmetiques.com et d’entrer dans le moteur de recherche la liste des ingrédients de quelques uns de vos produits cosmétiques industriels. Moi, en tout cas, ça m’a drôlement motivé !

J’ai donc sauté le pas avec le démaquillant. Je me démaquille aujourd’hui à l’huile de noisette bio (acheté en supermarché bio), conseillée pour les peaux mixtes, à tendance acnéique. Dans la foulée, je me suis préparé une petite lotion astringente à base de vinaigre de cidre et d’eau qui fonctionne à merveille. Puis j’ai continué avec la version 1 de ma poudre matifiante, à base de Maïzena, d’argile verte et de cacao en poudre (oui oui, je vous assure !). Depuis, je l’ai un peu perfectionné en y ajoutant des produits un peu plus « complexes », notamment des microsphères de silice, pour augmenter son effet matifiant et faciliter sa pose.

Avec ces trois premiers produits simples, rapides et efficaces, j’ai tout simplement commencé à me prendre au jeu, et ça n’est pas fini je pense ! Je vide désormais mes produits industriels et les remplace au fur et à mesure par des produits naturels :

  • Pour remplacer la crème anti-cerne et la crème hydratante, j’utilise l’huile de ricin (mon petit miracle anti-cernes!!) et le gel d’aloé vera associé à l’huile de noisette.
  • Mon déodorant (hyper efficace !) est désormais uniquement à base d’huile de coco, de bicarbonate de soude et d’huile essentielle de Palmarosa. Je l’ai néanmoins un peu amélioré pour pouvoir le mettre en stick et qu’il fonde moins, en y ajoutant de la cire de carnauba.
  • Mon blush est à base d’ocre rose (colorant minéral) et de poudre de riz.
  • Ma lotion pour le corps a été remplacée simplement par de l’huile de coco. Mais, pour être honnête, je n’ai pas besoin de m’hydrater le corps tous les jours, et comme c’est vraiment gras, je ne suis pas sûre que ça soit super pour une utilisation quotidienne.
  • Mon dentifrice se compose d’argile verte, d’un peu de bicarbonate, d’huile de coco et d’huile essentielle de menthe. Mais je vais sûrement essayer une autre recette, parce que je ne suis pas vraiment convaincue (j’ai du mal avec le goût et la consistance granuleuse). Il paraît que le dentifrice à base de savon de Marseille marche très bien… mais j’ai du mal à me lancer.
  • Je colore mes cheveux uniquement au henné (celui sans additifs ni sels d’aluminium, évidemment !)
  • J’ai changé mes tampons hygiéniques contre une coupe menstruelle (je n’entrerai pas dans les détails, mais avant de se lancer je ne vous conseille que trop de passer pas le site easycup.fr), mais je suis encore en phase d’essai J.

A court terme, j’ai aussi prévu de réaliser mon propre mascara (j’ai tous les ingrédients et maintenant « yapluka »)  avec, entre autres, du charbon végétal et de l’aloé vera, et de coudre mes protège-slips lavables (uniquement à base de tissus de récup’ que je possède déjà).

Après tout ça, je crois que j’aurai à peu près fait le tour de ma salle de bain, le tout sans me ruiner et avec, majoritairement, des produits d’usage courant et souvent très économiques. J’adore par ailleurs l’idée d’utiliser les mêmes produits de base dans ma cosméto, dans ma cuisine ou même dans mes produits d’entretien (huile de coco, vinaigre de cidre, huile de noisette, bicarbonate de soude, poudre de cacao…).

Et puis, j’ai vraiment trouvé un côté ludique au Zéro déchet avec les cosmétiques. Faire toutes ces petites expériences avec mes petits pots et mes mélanges, il faut bien avouer que ça m’amuse pas mal !

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3 commentaires:

  1. Je trouve cela très bien mais tous les produits que vous utilisez ne sont-ils pas à l’origine dans des emballages (vinaigre, huiles essentielles, bicarbonate,…)? Y a-t-il vraiment une différence au niveau déchet ? Autre question : au niveau du prix de revient, est-ce que cela coûte plus ou moins cher qu’acheter le produit tout fait, même industriellement ? Si toutefois je me lance, y a-t-il des ateliers, ou des sites avec vidéos où je peux m’informer ?
    Enfin, une réflexion personnelle : ne serait-ce pas aux industriels et peut-être plus haut, au gouvernement de mettre la pression pour mettre moins d’emballage dans les produits ? Je suis atterrée quand je vois tous ces emballages inutiles en rentrant des courses… sans compter le prix que cela leur coûte (et à nous aussi du coup !)..

  2. bonjour, je suis aussi en pleine révolution zéro-déchet : pour ma part le déo qui fonctionne le mieux c’est … le bicarbonate de soude (tout seul), je l’ai mis dans une saupoudreuse et j’ai vraiment de bons résultats avec.

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