Atelier Zéro Déchet: La guerre est déclarée aux emballages

Le 14 janvier 2015.

Atelier Zéro Déchet: La guerre est déclarée aux emballages

L’aventure Zéro Déchet a commencé depuis déjà deux mois pour une centaine de familles roubaisiennes. Nous avons assisté à un atelier pratique pour découvrir des astuces et devenir des Z’héros de la lutte contre les déchets

« Dans les grandes surfaces, il est impossible d’échapper aux emballages ! » explique Audrey Bauduin, une des Z’héros, embarquée dans le Défi Familles par une amie. Un constat bien connu par François Collado, qui anime l’atelier «Faire ses courses sans emballage ». « Le conditionnement représente 1/3 du poids de notre poubelle et la moitié de son volume total », explique cet intervenant de la Métropole Européenne de Lille. François a donc voulu faire une expérience : « nous avons rempli deux caddies sur la base d’une même liste de courses en termes de produits et quantités. Dans le deuxième, nous avons privilégié les produits qui impliquaient moins d’emballages et de parties jetables». Le résultat est frappant. Le premier caddie produit 7,5 kg de déchets contre 2,5 kg pour le second. En termes de prix, le premier a coûté 185 €, le deuxième 120 €. « Un écart de 65€ ! La preuve que choisir les produits avec moins d’emballage amène aussi à faire des économies ».
Des gestes simples et efficaces
Mais alors, quels articles privilégier ? Tout d’abord, il faut éviter les produits jetables, comme les lingettes pour le ménage ou pour le bébé et préférer les réutilisables, comme les chiffons, les éponges etc. Aussi, s’abstenir d’acheter les mini-formats (poivre, sucre, riz…), toujours plus chers au kilo et producteurs de plus de déchets et préférer en revanche les grands contenants et formats économiques ainsi que les recharges, et les concentrés.
Le sac plastique, ennemi juré du zéro déchet
« La solution idéale reste évidemment l’achat en vrac, mais dans la plupart des commerces ce n’est vraiment pas gagné », poursuit François. L’arme la plus efficace du Z’héro reste le sac réutilisable. Et les idées à ce sujet ne manquent pas parmi les participants de l’atelier: « Pour éviter le sac plastique, exigé pour la pesée, on colle l’étiquette directement sur les fruits et légumes et à la caisse, on montre le nombre total de produits stockés dans le sac cabas. Au début les caissières sont un peu surprises, mais ensuite elles acceptent volontiers ».  François Collado en est convaincu : « Si on est nombreux à imposer ces nouvelles habitudes, nous pouvons influencer l’offre ».

Toutes les actualités