Défi Zéro Déchet – Bilan

Le 10 novembre 2015.

Défi Zéro Déchet – Bilan

Un défi économique et écologique pour Roubaix. Roubaix s’est engagé dans le Zéro Déchet afin de limiter la production de déchets et les sources de gaspillage à l’échelle de la ville. La démarche mobilise aujourd’hui tous les acteurs locaux. Tour d’horizon des chantiers menés depuis un an et demi avec la familles, les associations, les écoles, les commerçants et les entreprises roubaisiennes.

Le zéro déchet est un projet ambitieux, transversal et évolutif, que la Ville souhaite inscrire dans le concret du terrain, au plus proche des Roubaisiens, avec les associations, les commerçants et les entreprises locales, mais aussi dans une démarche globale avec l’ensemble des acteurs régionaux, nationaux et européens. “Réduire nos déchets c’est possible, confirme Alexandre Garcin. C’est un enjeu de propreté et de civisme, mais aussi de qualité de vie des habitants”. Et l’adjoint en charge du développement durable de citer l’exemple de Capannori, une commune toscane de 40 000 habitants, où la production moyenne de déchets par habitant est passée de 250 à 50 kg en à peine sept ans. L’objectif fixé dans un premier temps pour Roubaix est de réduire de 30% le volume de déchets résiduels produits et de recycler 40% des déchets dans les trois ans.

104 familles zéro déchet

Pour l’aider à relever le défi, la Ville peut compter sur l’association Zéro Waste France, qui l’accompagne dans la mise en place d’ateliers de sensibilisation destinés aux familles roubaisiennes. Une centaine d’entre-elles s’est engagée, sur la base du volontariat, à limiter le poids de sa poubelle. Un an après,
les résultats parlent d’eux-mêmes. 70% des familles ont réduit leurs déchets résiduels de plus de 40% et 25% de plus de 80%.
Cela démontre que réduire ses déchets est à la portée de tout le monde”, relève Alexandre Garcin. “Il s’agit d’accompagner les familles roubaisiennes dans un changement réel de leurs habitudes en leur proposant des réponses opérationnelles”, prolonge Audrey Leclercq, responsable du service développement durable. Cette année, la Ville a mis sur pied quatorze ateliers autour de la fabrication de produits d’entretien, de sacs à pain ou de produits cosmétiques. L’idée est de les étendre à tous les Roubaisiens.
L’heure du bilan a sonné pour les familles zéro déchet impliquées depuis un an dans la démarche. Un anniversaire qui coïncide précisément avec la semaine européenne de réduction des déchets (du 21 au 29 novembre).
Certains Roubaisiens sont devenus de vrais ambassadeurs du zéro déchet”, constate Alexandre Garcin. À l’instar d’Andrée, une habitante du centre-ville, qui a réussi à contenir ses déchets à moins de 10 kg par an. “Le plus drôle, c’est qu’il y a un an, elle servait encore le café dans des gobelets de plastique…”

Les commerçants se mobilisent

Les commerçants roubaisiens ne sont pas en reste. En avril, la Ville a lancé le label “Commerçants zéro déchet” qui permet aux clients d’identifier les enseignes impliquées dans la démarche. Pour adhérer, les commerçants doivent signer une charte d’engagement. Elle prévoit un certain nombre d’actions à respecter comme la suppression des sachets ou la mise en place de consignes. Une quinzaine de commerçants l’a déjà signée. “Chacun avance à son rythme”, commente Alexandre Garcin qui ambitionne d’impliquer une centaine de commerçants d’ici 2017.
La nomination d’un représentant chargé de mettre en place le zéro déchet au sein de l’association Roubaix Côté Commerce devrait l’y aider. La Ville peut également compter sur son nouveau maître-composteur, en poste depuis un mois. “Une réflexion est en cours pour mettre en place des collectes mutualisées”, poursuit Audrey Leclercq. Les commerçants de Mac Arthur Glen, rencontrés récemment, manifestent beaucoup d’intérêt pour la démarche. Roubaix accueille à la fin du mois le salon DE2 dédié aux professionnels du recyclage et des déchets. “Nous y avons conviés les entreprises  roubaisiennes”, indique Alexandre Garcin. Le tissu économique local est tiré par de grands groupes et des centres de recherche orientés notamment vers le recyclage. “L’objectif est d’attirer sur notre territoire de nouvelles entreprises pour faire de Roubaix une ville d’excellence de l’économie circulaire”.

Charité bien ordonnée…

La Mairie a décidé de montrer l’exemple. “La charte d’engagement zéro déchet soumise aux agents municipaux a recueilli 240 signatures”, note Audrey Leclercq. Parmi les autres pistes à l’étude, l’informatisation du service devrait permettre de bénéficier de données chiffrées afin de faire évoluer l’offre
dans une logique individuelle adaptée à chaque foyer. Un autre chantier concerne le recyclage des biodéchets à travers l’adoption de “tour compost”. Cinq prototypes ont été réalisés. Ils seront testés dans les prochaines semaines.
La Ville encourage la création d’activité autour du recyclage, comme cela se pratique chez Arcadis et Fibr’&Co. “Il est indispensable de rallonger la durée de vie des objets et de réapprendre à réparer”, constate Alexandre Garcin.
L’idée est d’accueillir trois ou quatre Repair’café à Roubaix. La municipalité, qui compte beaucoup sur ses associations, est à la recherche d’un site pour y réaliser des ateliers de réparation d’électromécanique et de couture. “Si les projets imaginés se développent au rythme où nous le souhaitons, nous aurons accompli un sacré bout de chemin sur la voie du zéro déchet”, conclut Alexandre Garcin.

APPEL À CANDIDATURES
Le zéro déchet vous intéresse ? Vous souhaitez faire partie des nouvelles familles zéro déchet ? Faites-vous connaître auprès de l’équipe zéro déchet Roubaix.
Tél : 03 20 66 47 72
Contact

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6 commentaires:

  1. On a fait partis ma famille et moi de ce projet et cela a était une très belle expérience. Grâce à ce projet, on ne sort plus les poubelles à chaque collect, un composte, des poules et quelques changements d’habitudes et le tour est joué. Merci à la ville de roubaix d’avoir pris cette initiative.

  2. Bonjour je en fais partie en + je donne une deuxième vie comme par exemple avec les cassettes audio et vidéo je crochete et tricote des sacs et des robes,et je fais des décors sur robes avec des boutons de liège etc etc……..

  3. Et dire que nous pouvons encore aller plus loin !!! pour cela, il faut que les industriels changent leur conception du monde… nous devons arrêter d’être des consommateurs sans mesurer l’impact de nos achats et de nos gestes.
    Merci Roubaix pour cette expérience tellement bonne pour la planète !!! merci pour avoir initié cet élan car nous continuons et conservons les habitudes parfois durement acquises !!! merci aussi à toute l’équipe de l’organisation, CHAPEAU BAS !!!

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