Waste Side Story #3

Le 6 mai 2016.

Waste Side Story #3

Cette mère roubaisienne a décidé d’emmener toute sa famille dans l’aventure Zéro Déchet. Elle a aussi décidé de partager son ressenti et ses différentes interrogations dont elle fera part sur ce blog dédié. Alors, quelles sont les raisons d’intégrer ce programme au bilan déjà ultra positif ? Rien de mieux qu’un témoignage …

Quatre mois déjà qu’on s’est lancé à fond dans une démarche Zéro déchet. Jusque là, il faut être honnête, même si le compost a fait légèrement évoluer le poids de nos poubelles, il ne s’est pour l’instant rien passé de miraculeux.

Parce que devenir Zéro déchet, ça prend du temps. Tout mettre en place demande de l’énergie et de l’investissement personnel. Bref, le Zéro déchet, ça ne se fait pas en un jour.

Je croyais par exemple, qu’il serait très simple de fabriquer nos produits ménagers.  Mais rien que de se lancer vraiment, ça nous a pris du temps : trouver des recettes sur internet, fureter sur les forums pour trouver les meilleurs mélanges, acheter les différents ingrédients, prendre du temps pour comparer leur prix… Et cette dernière étape n’est pas une perte de temps. En effet, plusieurs enseignes, qui ont bien senti la tendance, commencent à décliner sous leur propre marque les produits de bases nécessaires comme le savon noir, le savon de Marseille, le bicabornate de soude… Mais si Zéro déchet c’est aussi pour vous synonyme d’économies, gare aux packagings trop tentants. Souvent les prix de ces produits sont supérieurs à des produits « classiques », beaucoup moins marketés,  qu’on trouve depuis belle lurette dans les rayons bricolages.

Au final, après moult comparatifs, j’ai acheté tout ce qu’il faut, en gros conditionnement, et je m’en sors quand même avec une facture de 80€. Mais bon, il faut dire que désormais, on est bien équipé à la maison et qu’on ne rachètera certainement pas de produits ménagers de si tôt : on a 5l de vinaigre blanc (la base !!!), 1kg de bicarbonate de soude, 1kg de paillettes de savons de Marseille (bah oui, des paillettes, parce que je ne vous cacherais pas que j’avais vraiment la flemme de râper mon savon !!),  1kg d’acide citrique, 1l de savon noir, 400g de terre de sommières (pour les tâches), 400g de blanc de Meudon et un assortiment de 3 huiles essentielles (lavande, citron et arbre à thé).

Ne reste plus qu’à passer à la phase concoction, même si après mes heures de navigation sur internet, cette étape ne me semble plus qu’un détail.

Et pendant ce temps là, je voulais également me lancer sur le champ des cosmétiques fait maison. C’était même, au départ, ma priorité. Parce qu’en fait, en plus de tous les déchets que ça produit, j’en ai aussi marre de mettre des produits chimiques sur mon visage et mon corps et sur ceux de mes enfants.

Mais là, pour le coup, ça m’apparaît comme une montagne encore plus haute à franchir que les produits ménagers… Pour me convaincre de ne pas baisser les bras sur ce chantier incommensurable j’ai malgré tout déjà fait deux choses : je suis passée au shampoing solide (une révélation !) et j’ai fabriqué mes propres disques démaquillants à l’aide d’une couverture polaire. C’est déjà pas si mal, hein ?

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Un commentaire:

  1. nous avons une cuve pour récupérer l’eau de pluie, ma machine à laver est branchée dessus, plus de calcaire , linge propre et doux, économie d’eau et de produits de lavage

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